Mercredi 7 mars 2007
une mosaïque du Temps Perdu
Film très esthétique, Snow falling on Cedars s'est souvent vu reprocher son visuel particulièrement chargé dans les mauvaises critiques à sa sortie, Scott Hicks se faisant reprocher une forme de maniérisme dans sa mise en scène depuis Shine. Voir l'exemple de Thomas Sotinnel dans Le Monde : "Scott Hicks prend son film à bras le corps et le maintien fermement au fond de l'eau jusqu'à ce qu'il ne donne plus signe de vie" (*1). Christian Jauberty dans Première souligne, lui, que si le réalisateur a "Considérablement soigné la forme (…) sans substance dramatique pour les étayer, les effets de style paraissent souvent chichiteux et déplacés" (*2). Dans une critique plus positive du film, Christian Viviani de Positif qualifie lui le film d'"objet filmique non identifié" où l'on assiste à un "parti pris de surenchère, tant plastique que narrative, qui a rarement été poursuivi avec un tel entêtement dans une fiction conventionnelle" (*3).
On le voit, la forme ne laisse pas indifférente, a souvent du mal à être véritablement appréhendée et le propos historique en vient à être souvent traité dans les critiques comme un aspect de second plan qui, derrière les soucis de mise en scène et d'esthétique, a du mal à s'exprimer. Jusqu'où la réalisation de Scott Hicks, dans ses prétentions artistiques, sert-elle le propos historique ?
(a suivre ici...)

par Ishmael
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